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Quelques nouvelles de Bolivie...

Bonne lecture et à bientôt!

jeudi 30 septembre 2010

El Alto, enfin!!!

Bonjour et bienvenues à tous!

Malgré quelques difficultés d’accès à internet, nous vous proposons ci-après la suite de nos aventures.

Le 26 août, nous avons quitté l’hôtel Oberland (voir notre précédent message) pour rejoindre La Paz, à environ ½ de route. Nous avons posé nos bagages dans la maison des Maryknolls. Il s’agit d’une fraternité catholique d’origine nord-américaine qui officie en Bolivie depuis plusieurs années. La maison, immense, se trouve au centre de La Paz, à environ 3600 m. Nous avons logé dans une grande chambre… très froide ! Heureusement, l’ambiance de la maison était sympathique grâce à ses nombreuses visites. Ce même jour, nous avons fait la connaissance, José Estermann (le coordinateur de la MBI pour la Bolivie), de Rolando Lazarte (le directeur de la FUNDASE) et d’Eva Pevec (une volontaire de la MBI vivant à El Alto depuis 11 ans… et qui retourne vivre en Allemagne le 21 septembre 2010). Des personnes avec lesquels nous allons collaborer régulièrement. Nous avons ainsi pu connaître nos prochains lieux de travail à El Alto, soit :

- Le centre de jour KÜRMI qui accueille des enfants et adolescents de 5 à 16 ans de familles pauvres des quartiers environnants. C’est à cet endroit que je vais principalement travailler. Les enfants (140 au total), sont répartis dans plusieurs salles de classe (4 au total) selon leur âge. Ceux qui vont à l’école le matin participent au KÜRMi l’après-midi, et vice versa. Un appui scolaire y est offert ainsi que différentes activités ludiques et formatrices. Deux repas sont donnés aux enfants chaque jour. L’équipe éducative est formée d’une directrice, une psychologue, une travailleuse sociale, 7 éducateurs et 2 aides. A ma grande surprise, je ne suis (de loin) pas le seul étranger. La FUNDASE accueille régulièrement des volontaires européens (espagnols surtout) pour des contrats à courte durée, allant jusqu’à une année. Au KÜRMI, il y a 2 espagnols, 1 allemand, 1 autrichienne et… un Valaisan !

- Le centre de santé JESUS OBRERO, où Monika va probablement travailler à temps partiel.

- La garderie BEATA PIEDAD, où Nicolas va participer régulièrement...

Nous avons eu une très bonne impression de cette première visite. L’ambiance y était chaleureuse et le contact facile. Avant de redescendre à La Paz, nous avons visité deux différentes possibilités de logement à El Alto, dont la maison d’Eva. Cette dernière est mariée à un Bolivien et a 3 enfants. Etant donné leur prochain voyage, leur maison est libre de suite. Il s’agit d’une très bonne option pour nous… du moins au départ. La maison est entièrement meublée, elle est relativement grande (3 chambres, 1 cuisine / salle-à-manger, un salon éclairé avec cheminée, une salle de bain avec baignoire à eau chaude ;0), et une jolie petite pelouse à l’extérieur avec un bac à sable). L’endroit est vraiment sympathique et chaleureux, le seul problème est la distance… c’est très loin de tout et mal desservi des transports publics ! « Sans véhicules propres, c’est très difficile ! », nous a confié Eva. L’autre maison se situe 5 minutes de mon travail… mais elle est en chantier pour le moment, donc inhabitable. Cela reste tout de même une bonne possibilité à moyen terme, mais nous verrons tout cela par la suite !

De retour à La Paz, nous avons profité des jours suivants pour visiter cette grande ville et y prendre quelques repères pour le futur. Nicolas a eu le plaisir de découvrir quelques parcs de jeux très bien entretenus ainsi que le DUMBO, sorte de MACDO Bolivien en mieux !!!

Le 6 septembre, nous avons déménagé dans la maison d’Eva, (finalement le choix a été vite fait !) Le fait qu’elle soit meublée nous a facilité la tâche, nous n’avons eu que quelques petites affaires à acheter en attendant l’arrivée de nos caisses, quelques jours plus tard (après une bonne dose de patience et quelques allers-retours à l’aéroport). Nous avons encore un visa de touriste. Un « tramitador » (il s’agit en fait d’un avocat) nous aide à régulariser nos papiers et nos affaires. Il parait que ces démarches administratives peuvent prendre plusieurs mois… ce qui veut dire que nous seront des touristes encore quelques temps ;0)

Notre première nuit à El Alto s’est bien passée, malgré notre appréhension du froid. Les températures sont moins pires que nous l’avions imaginé : durant la journée, il peut faire 18° à l’extérieur et jusqu’à 22° à l’intérieur grâce aux quelques tuiles transparentes. Le soir, il peut faire entre 15° dans la maison et 11° au petit matin. Mais tout dépend des jours en fait… il paraît que cela peut descendre jusqu’à 5° le matin… une fois, nous avons même déjà vu de la neige sur la pelouse, brrrr !

Pour nos transports, nous avons la chance d’avoir à disposition la vieille jeep de la MBI durant les premiers temps (il s’agit d’une Toyota Land Cruiser de 1993… mais qui tient bien la route !) Conduire à El Alto est une expérience unique : il faut avoir les yeux partout, les règles de circulation n’existent pas, tout fonctionne à coups de Klaxons ! Le trafic est dense et il faut beaucoup de patience… comme avec les transports publics. Pour aller à mon travail en bus, j’ai besoin de : 25 min. à pied, puis 15 min. en bus et encore 10 min. à pied avant d’arriver à destination… joli parcours, non !

Concernant le travail, nous avons eu l’occasion de participer (Nicolas aussi) dès la 2ème semaine à un camps de 3 jours avec tous les enfants du KÜRMI. Une expérience inoubliable ! Il y avait au total 140 enfants de 6 à 16 ans, 18 moniteurs (dont Monika et moi-même)… et un programme très approximatif ! On est passé par tous les moments : joie, bonheur, rage, désespoir… une belle expérience que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Il y avait 2 moniteurs par groupe, les consignes de départ n’étaient pas toujours très clairs, on a du se débrouiller comme on le pouvait ! Certaines activités ont bien marché (les jeux de groupe du premier soir ou le karaoké suite au bal des étudiants, par exemple), d’autres ont été un chaos total (la séance de relaxation avant de s’endormir qui n’a fait que surexciter les enfants) Ce week-end prolongé nous a surtout permis de connaître un peu plus les enfants et le reste du personnel (tous très sympathiques au demeurant)… et de nous fondre un peu dans la culture Bolivienne. Nicolas a vécu une expérience intense, parfois stressante et fatigante pour un petit bonhomme comme lui. C’était la coqueluche du camps, tous les enfants voulaient l’approcher, le toucher (c’est vrai qu’il est trop mignon, mais je ne suis pas objectif ;0). A chaque moment, on lui demandait son nom et son âge. Malgré cela, je crois qu’il a bien apprécié le camps (tout comme nous) et on a été fiers de lui !!!

Par la suite, nous avons repris notre apprentissage de « vie à 4'000 m d’altitude ». C’est vrai que le moindre effort physique est multiplié par 10x… nous en avons fait l’expérience lors du « marathon » de la garderie BEATA PIEDAD. Les enfants (dont Nicolas) ont du courir « dos cuadras » (2 pâtés de maison) et les parents une rue entière (à peu près 500 m). Nicolas n’a pas compris la règle, il est parti après les autres… Monika s’est bien débrouillée, elle a terminé 2ème… avec une crise d’asthme d’effort au final. Et moi… j’ai fini dernier des Papas, j’étais cuit à mi-parcours !!!

En parlant de la crèche, les premiers jours de Nicolas ont été particulièrement pénibles pour lui. Etant donné qu’il ne comprend encore presque rien d’espagnol, la communication s’avère très difficile pour lui et stressante à la fois. Le groupe de los « Ositos » (petits ours), où il va, compte 34 enfants… ce qui est énorme pour 2 éducatrices seulement ! Les premiers jours (jusqu’à hier) nous l’avons accompagné et nous sommes resté à proximité dans l’enceinte de l’école afin qu’il se sente rassuré. Petit à petit, il a pris confiance et s’est fait quelques copains. Hier, nous l’avons laissé avec son groupe durant la matinée, cela s’est heureusement bien déroulé. A voir par la suite… on croise les doigts !

Le centre KÜRMI se trouve à 5 min. à pieds de la crèche, et le centre de santé à 10 min. du KÜRMI… il faut vraiment qu’on trouve un logement plus proche ;0)

Coté travail, Monika a pris contact avec le centre de santé de la FUNDASE. Ils lui ont déjà demandé de donner une conférence de médecine interne pour les médecins d’El Alto… comme à son habitude, elle prend cela très à cœur et se donne à fond… malgré les difficultés concernant les termes médicaux en espagnol !!!

Quant à moi, je fais la connaissance actuellement du groupe de « los blancos » dont j’aurai la responsabilité à partir de janvier 2011. Chaque groupe du KÜRMI porte un nom de couleur. Il y a les « amarillos, rojos, azules y blancos ». Mon groupe est celui des ados (entre 12 et 14 ans). Au total, ce sont 30 enfants (18 filles et 12 garçons) qui sont répartis en 2 après-midi, selon leur programme scolaire. Le groupe du mardi et jeudi est très dissipé, avec beaucoup de fortes têtes mais tous très sympathiques. L’autre groupe est plus calme et plus jeune aussi. Je vois que l’un des problèmes principaux est la discipline… ceci m’a été confirmé par Fernando, le volontaire espagnol que je vais remplacer à ce poste. Je prévois déjà quelques ateliers (bracelets, musique, dessin). Vamos a ver ! 2 matinées par semaine, je visite les autres groupes. Je me familiarise petit à petit avec cette grande famille qu’est le KÜRMI, je vois déjà que ma tâche sera variée et intéressante (même si elle ne correspond pas tout à fait à ce que je m'attendais), je me réjouis de la suite…

Nous espérons que tout se passe bien de votre coté également, meilleures salutations à tous et à bientôt pour de prochaines aventures.